Cette nuit

Un garçon m’a demandé si j’étais cataphile.

J’ai failli le rembarrer en le traitant de grossier personnage (je pensais que c’était la nouvelle MST à la mode).

En fait, il me demandait juste si j’aimais les catacombes.

Je vous jure, c’est d’un fatiguant de fréquenter des intellectuels!

(Sinon, ensuite, il en a un autre qui m’a demandé s’il pouvait passer la nuit avec moi… Alors je lui ai répondu que c’était pas possible, j’étais cataphile!)

C’est toujours un peu compliqué

… de rentrer chez ses parents.

En effet, les souvenirs trainent toujours un peu partout. On tribuche sur nos conneries d’adolescent, on s’assoie sur nos chagrins d’enfant et l’on rencontre au détour d’une pièce nos rêves de jeune adulte.

Il y les albums photos que l’on a pas ammené, les cartes d’anniversaire signés par des gens sortis de ma vie et que je ne regrette pas, il y a des mots griffonés par des gens partis de ma vie et que je regrette.

L’armoire est pleine de cris d’amour (non réciproque) de la 3ème D, de vêtements dans lesquels je ne rentrerais plus jamais (damned!), les étagères remplies de codes Dalloz des années de fac et de livres du lycée.

La chambre est toute rangée, aménagée un peu en bureau, mon lit de jeune fille accueillant maintenant les amis de passage.

Pourtant, sous les changements et la nouvelle décoration, caché tel un petit animal craintif, palpite encore le coeur de notre enfance.

Erase and rewind

Les photos, c’est toujours par .

Mon retour, c’est toujours par ici.

:-)

A lire sous peine de châtiment immédiat

Ce blog est garanti sans pépin, sans modération ni censure. Il est conseillé dans le cadre d'une alimentation cynique et alcoolisée. Ne convient pas aux personnes imperméables au 12ème degré ainsi qu'aux choux de Bruxelles.

Fautes avouées, à moitié…

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